PRESENTAZIONE – “L’AMORE DI DON PEDRO”, ANTONIO TABUCCHI (Partie 3/3)

  •  
  • 122
  • 0
  • 1
  • Italian 
Mar 16, 2018 00:02 italien italiano don pedro tabucchi letteratura littérature livre roman nouvelles raccolta di racconti
III. Una storia banale?

La dicotomia tra storia e letteratura si ritrova anche nella presentazione delle due figure femminile. Infatti, la prima donna, la questa che Don Pedro dove sposare, è della parte della Storia, mentre la donna quale lui è innamorato è della parte della letteratura. Infatti, la prima donna non è nominata o descritta: “una nobildonna”. Più, attorno a lei c’è solo un lessico delle obbligazioni: “convenienze diplomatiche”, “convenienza politica”, “una nobildonna della vicina Spagna”. Ma è soprattutto l’espressione “ambasceria nuziale” che è la più scioccante per me perché associa l’amore agli negozi. Al contrario della prima donna, la seconda est nominata: “Inês de Castro”. Più, non è legata alle convenienze ma alla letteratura perché il narratore parla dei poeti che fanno la sua laude fisica. Dunque, ci sono più di dettagli sulla questa seconda donna. Più, l’amore qui è emozionale e non imposto. Lo comprendiamo con l’espressione: “preso d’amore”. Questa dicotomia tra matrimonio obbligatorio e amore rileva anche delle norme letterarie perché è un modello ampiamente ripreso nella letteratura. Anche il narratore lo sa perché presenta la questa situazione come totalmente banale. L’anafora di “banale” presenta dal resto lo scenario del racconto come un topico trattato numerose volte. Il lettore si aspetta a un seguito che sarebbe logica riguardo al secondo paragrafo. Eppure, il terzo paragrafo provoca un reale ritornamento di situazione con il “Ma” all’inizio della frase. Anche con il primo “non banale” dell’incipit, che produce uno choc. È questo choc che invogliare il lettore di continuare il racconto, soprattutto che il narratore lascia capire che ci sono altri elementi non banali, con l’espressione: “il primo elemento”.

Conclusione:

Tabucchi presenta dunque nel questo brano un incipit totalmente originale. Gioca con le norme dell’incipit presentando direttamente i personaggi, il luogo e il tempo della storia. Questo trattamento sembra esagerato al punto che possiamo pensare che lui caricatura le norme dell’incipit, e anche le norme della letteratura con una forte dicotomia tra i due personaggi femminili. Il narratore si presenta dal resto come uno storico, un cronista, che narrerebbe una storia passata, anche se non è assolutamente obiettivo perché si permette di dare la sua opinione con tutti i “banali” del testo. È dunque una strategia per risvegliare il lettore nel terzo paragrafo, che fungono da svolta. Finalmente, c’è un forte contrasto tra il fundo dell’incipit, presenta come banale, e la forma del racconto, totalmente originale.
III. Le traitement original de l’histoire.
La dichotomie entre histoire et littérature se retrouve également dans la présentation des deux figures féminines. En effet, la première femme, celle qu’il doit épouser, est du côté de l’Histoire, tandis que celle dont il tombe amoureux est du côté de la littérature. En effet, la première femme n’est pas nommée, ni décrite : « una donna ». De plus, ne tourne autour d’elle qu’un lexique des affaires de l’état, des obligations : « una nobildonna della vicina Spagna », « convenienze diplomatiche », « convenienza politica ». C’est surtout l’expression « ambasceria nuziale » qui est la plus choquante selon moi puisqu’elle associe l’amour aux affaires. Au contraire de cette première femme, la deuxième est nommée : « Inês de Castro ». De plus, elle n’est pas reliée aux convenances mais à la littérature puisqu’on parle de poètes qui font sa description physique. On a donc plus de détails sur cette deuxième femme. De plus, l’amour est ici émotionnel et non pas de convenances, on le comprend avec « preso d’amore ». Cette dichotomie nette entre mariage obligatoire et amour relève encore des codes littéraires puisque c’est un motif largement repris dans la littérature. Mais le narrateur en est conscient puisqu’il présente cela comme tout à fait banal. L’anaphore de « banale » présente d’ailleurs le scénario de la nouvelle comme un sujet traité à de multiples reprises. On s’attend donc à une suite qui découlerait logiquement de ce deuxième paragraphe. Pourtant, le 3ème paragraphe produit un véritable retournement de situation avec le « Ma » en début de phrase. Mais aussi avec le « non banale » qui agit comme un choc. C’est ce choc qui donne envie au lecteur de poursuivre la nouvelle, surtout que le narrateur nous laisse attendre d’autres éléments qui sortent de l’ordinaire avec l’expression « il primo elemento ».

Conclusion :
Tabucchi présente donc dans cet extrait un incipit absolument original. Il joue avec les codes de l’incipit en présentant directement les personnages, le lieu et le temps de l’histoire. Ce traitement parait parfois exagéré au point que l’on en vient à se demander s’il ne caricature pas les codes de l’incipit, ainsi que les codes de la littérature en présentant une forte dichotomie entre les deux personnages féminins. Le narrateur se présente d’ailleurs comme un historien, un chroniqueur qui relaterait une histoire passée, même s’il n’est absolument pas objectif puisqu’il se permet de donner son avis avec tous les « banale » du texte. C’est donc une stratégie pour éveiller le lecteur dès le troisième paragraphe qui fait office de rebondissement. De fait, on relève un fort contraste entre le fond de la nouvelle, présenté comme absolument banal, et la forme de la nouvelle, tout à fait originale.