Les homophones

  •  
  • 324
  • 14
  • 2
  • French 
Dec 18, 2016 02:44
Les homophones

Hier, j’ai fait une faute gênante. À savoir, j’avais oublié qu’il existe deux mots distincts qui se prononcent « raise », l’autre étant « raze », et j’ai écrit « raise » où il fallait mettre « raze ». En fait, « to raze a city » est « détruire une ville », tandis que « to raise » est « élever », « lever », « augmenter », etc. Leur prononciation identique m’avait dérouté.

Ce sont des homophones, deux mots – ou encore plus – qui se prononcent identiquement. Par exemple, en français on trouve des homophones comme « était » et « étais », ou « tache » et « tâche ». On remarque facilement que les fautes d’orthographe les plus répandues sont les homophones, même chez les Français en écrivant en français et les Anglais en écrivant en anglais. La raison pour cette confusion est naturellement que la prononciation d'un homophone n'indique rien de son orthographe ou de son sens. Si on veut écrire un mot comme « institution », on peut le dire à haute voix pour deviner les lettres requises : « in-sti-tu-tion », voilà, même s’il reste des ambiguïtés. Mais on ne peut pas deviner si c’est « tache » ou plutôt « tâche » qui exige l’accent circonflexe.

En anglais, les homophones les plus fameux sont probablement « their », « they’re » et « there ». Ils appartiennent aux mots les plus fréquemment utilisés en anglais, mais on n’a pas pris la peine de varier leur prononciation ! Même les adultes anglais les plus intelligents et expérimentés peuvent faire un faux pas en confondant ces petits diables.

Encore un problème est posé par les limitations des correcteurs orthographiques. Ils peuvent vous dire que « institusion » est une faute, parce qu’il n’existe aucun mot avec cette orthographe, mais ils sont incapables de nous dire que nous avons choisi la mauvaise version de « they’re » parce que c’est quand même un mot valable.