La première page du livre : A Room with a View (II)

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Jun 30, 2016 18:45
La première page du livre : A Room with a View (II)

Lucy avait l'impression qu’elle avait été égoïste. « Charlotte, il ne faut pas me gâter. Bien sûr que tu dois aussi avoir une chambre donnant sur l’Arno. C’est ce que je voulais dire. La première chambre du côté sud qui est libre – »

« Tu dois l’avoir », dit Mademoiselle Bartlett, dont les dépenses de voyage avait été payées par la mère de Lucy – un acte de générosité auquel elle faisait beaucoup d’allusions subtiles.

« Non, non. Tu dois l’avoir. » 

« J’insiste. Ta mère ne me pardonnerait jamais, Lucy. »

« C’est moi qu’elle ne pardonnerait jamais. » 

Les voix des dames devinrent animées et – pour être franc – un peu maussades. Elles étaient fatiguées, et sous l’apparence d’abnégation elles se disputaient. Quelques-uns de leurs voisins échangèrent des regards et l’un d’entre eux – un des personnes mal élevées qu’on rencontre bien à l’étranger – se pencha sur la table et interrompit véritablement leur conversation. Il dit : « J’ai une vue, j’ai une vue ! »

Mademoiselle Bartlett sursauta. En règle générale dans les hôtels, les gens observaient de loin pendant quelques jours avant de parler, et souvent ils ne découvraient pas qu’elles étaient suffisamment « respectables » avant leur départ. Elle sut que l’intrus était mal élevé avant même de le voir. Il était un vieil homme corpulent, le visage rasé, les cheveux blonds et les yeux grands. Il y avait quelque chose d’enfantin à ces yeux, bien que ce n’ait pas été l’enfantillage de sénilité. Ce que cela ait été au juste, Mademoiselle Bartlett ne s'arrêta pas pour considérer, puisque son regard passa directement à ses vêtements. Ils ne lui plurent pas. Il essayait probablement de faire leur connaissance avant qu’elles aient trouvé leur place parmi les clients. Elle prit donc une expression étourdie lorsqu’il parla a elle, et puis répondit : « Une vue ? Oh, une vue ! Comme une vue est merveilleuse ! » 

Lucy felt that she had been selfish. "Charlotte, you mustn't spoil me: of course, you must look over the Arno, too. I meant that. The first vacant room in the front—" "You must have it," said Miss Bartlett, part of whose travelling expenses were paid by Lucy's mother—a piece of generosity to which she made many a tactful allusion.
"No, no. You must have it."
"I insist on it. Your mother would never forgive me, Lucy."
"She would never forgive me."
The ladies' voices grew animated, and—if the sad truth be owned—a little peevish. They were tired, and under the guise of unselfishness they wrangled. Some of their neighbours interchanged glances, and one of them—one of the ill-bred people whom one does meet abroad—leant forward over the table and actually intruded into their argument. He said:
"I have a view, I have a view."
Miss Bartlett was startled. Generally at a pension people looked them over for a day or two before speaking, and often did not find out that they would "do" till they had gone. She knew that the intruder was ill-bred, even before she glanced at him. He was an old man, of heavy build, with a fair, shaven face and large eyes. There was something childish in those eyes, though it was not the childishness of senility. What exactly it was Miss Bartlett did not stop to consider, for her glance passed on to his clothes. These did not attract her. He was probably trying to become acquainted with them before they got into the swim. So she assumed a dazed expression when he spoke to her, and then said: "A view? Oh, a view! How delightful a view is!"
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